"La Terre est bleue, comme une orange."
Paul Eluard

Pérégrinations d'une famille en camping car autour du monde.

Equateur, la côte et la fin des Andes

Nous décidons depuis Guaranda de partir pour la côte en prenant la route passant par Quevedo. Nous nous retrouvons sur une route de montagne qui nous emmène de 4000m d'altitude à 200m d'altitude en une quarantaine de kilomètres. Décidément, les routes équatoriennes ne nous épargnent pas, nous montons ou nous descendons beaucoup en peu de distance. Nous roulons beaucoup durant cette journée et passons par des endroits où la route n'est pas terminée et ressemble plus à une piste très boueuse qu'à une route. Celle-ci est pourtant la route principale qui relie Quito à Manta, parait-il. Nous nous arrêtons dans un petit village pour la nuit qui ne fut pas très calme en raison d'une meute de chiens errants qui aboyèrent une partie de la nuit pour céder la place aux hordes d'oiseaux le tout sous une chaleur étouffante. Nous rejoignons Montecristi, le village du chapeau Panama (et oui!), nous baladons dans ses rues et allons parler avec une fabricante de Panama. Nous la regardons faire des chapeaux superfino qui lui demande 6 mois de travail mais heureusement pas en continu et qui coûtent entre 500 et 1000 euros. En regardant dans notre guide d'Equateur à postériori, nous remarquons que la cathédrale de Montecristi ne se ressemble plus, le dernier tremblement de terre à eu raison d'une partie de l'édifice.



Nous rejoignons ensuite Manta mais nous trouvons pas d'endroit satisfaisant. Après un ravitaillement complet, nous allons un peu plus loin sur la côte. Nous nous retrouvons sur la plage de San Lorenzo un peu au sud de Manta. Nous sommes seuls et y passons deux nuits à admirer l’île de la Plata au loin, la mer, les crabes et surtout les frégates.



Nous souhaitons ensuite aller voir la plage Los Frailes située dans le parc national Machalilla. Nous nous arrêtons d'abord à Puerto Cayo pour une pause déjeuner puis faisons une baignade sur cette magnifique plage où Pierre-Louis manque de perdre ses lunettes dans les vagues. Ne pouvant pas passer la nuit dans le coin, nous roulons un peu jusqu'à Puerto Lopez.



Nous réservons une sortie pour le lendemain pour l'Isla de la Plata où nous pourrons voir entre autre des fous à pieds bleus et des tortues marines. Nous passons une grosse partie de la journée sur l'île à observer les fous à pieds bleus mais aussi des fous de nazca (ou fous masqués), nous devions voir des frégates mais elles se trouvaient sur un autre sentier un peu plus long, notre guide ayant un peu sous-estimé les capacités de randonnée des filles. Nous avons toutefois énormément apprécié et avons pu voir des tortues marines bien qu’appâtées par de la salade par nos guides (et des restes de poissons par des pécheurs du coin). Nous nous retrouvons à plonger dans les eaux alentours de l'île et bien que les tortues n'aient pas voulu se joindre à nous la baignade est très agréable et nous pouvons observer plein de poissons tropicaux.

En rentrant à Puerto Lopez, avant de rentrer dans le port, nous rencontrons plusieurs dauphins que nos guides nous laissent observer. Ils ont l'air de beaucoup s'amuser autour du bateau et se laissent admirer. Les filles sont ravies et même Aurore rigole en voyant des ailerons dépasser de ci de là. Nous rentrons à Phileas en traînant sur le malecon en nous remémorant notre journée bien remplie.



Le lendemain, nous partons pour un village indigène, Agua Blanca, non loin de Puerto Lopez pour y passer la journée. Nous visitons le petit musée sur la culture Mantena, des petits sites archéologiques et nous baignons dans une « lagune » d'eau sulfurée. Ça ne sent pas très bon mais les filles sont très contentes de pouvoir jouer dedans. Nous rentrons pour la nuit à Puerto Lopez.



Le lendemain, nous reprenons la route avec pour but de trouver un endroit sympa pour la journée voir le soir. Nous nous retrouvons dans des endroits similaires à Puerto Lopez mais rapidement la côte devient moins agréable et plus construite. Nous rejoignons Salinas avec regret, la ville nous paraît bondée et ressemble à une station balnéaire pour riches équatoriens. Le lendemain est dimanche, nous préférons éviter la plage pour la journée et allons visiter la pointe Santa Elena et ses miradors sur la ville mais aussi sur la mer. Nous croisons beaucoup de monde mais moins que sur les plages où nous allons quand même faire un tour en fin de journée.



Nous repartons le lendemain pour rejoindre Guayaquil, nous commençons par nous balader sur le malecon 2000 ou malecon Simon Bolivar. En rentrant au parking, nous rencontrons une famille d'argentins, Los Carrascos, Silviana et Pablo et leurs deux enfants, Francisco 6 ans et Pedro 4 ans, avec qui nous sympathisons tout de suite. Les deux garçons sont dans les ages des filles c'est parfait. Ils partent le jeudi pour les Galapagos, nous pensions rester un peu moins mais décidons de rester jusqu'à leur départ pour se donner le temps de visiter la ville plus tranquillement et que les enfants jouent ensemble. Au final, nous avons visité, en plus du malecon, le centre de la ville ainsi que le Cerro Santa Ana. La ville est agréable mais ne nous attire pas plus longtemps et nous repartons après le départ de nos amis.



Nous roulons en direction du parc national Las Cajas et nous faisons arrêter par un policier corrompu, grande première pour l'Amérique du Sud et seulement seconde fois du voyage. Nous finissons par arriver au parc, un peu tard, et un garde peu engageant nous congédie en nous disant qu'on ne peut pas dormir dans le parc, chose fausse mais nous préférons continuer notre chemin ce garde nous ayant fait mauvaise impression. Nous arrivons donc à Cuenca où nous trouvons un endroit tranquille pour la nuit et décidons que le lendemain sera journée pause, nous profitons d'un parc non loin de notre place et de ses jeux. Nous rencontrons Patricia, voyageuse du Pays Basque et Joaquim d'Argentine qui nous invite à manger dans leur colocation temporaire. Nous passons une excellente soirée en compagnie internationale, italienne, équatorien, argentin, basque et français se côtoient et c'est juste super.

Le lendemain, nous partons nous balader un peu dans Cuenca, nous trouvons aussi un endroit plus près du centre mais dans le doute, nous décidons de nous y installer que le lundi pour éviter les nuits bruyantes. Nous y rencontrons plusieurs voyageurs dont une famille de Suisse, Le Petit Prince, avec qui nous nous lions d'amitié. Les filles jouent beaucoup avec Lilou, 8 ans et Max, 12 ans, les enfants pendant que nous parlons avec Damaris et Rocky. Nous retrouvons aussi un camion que nous avions vu à Ibarra mais cette fois il y a deux américains à bord. Nous apprenons qu'il s'agit de deux américains qui voyagent en descendant vers le sud mais qui travaillent pour des ong en réalisant des films pour celles-ci. A Cuenca, nous avons visité la nouvelle cathédrale et avons bien admiré ses coupoles depuis les terrasses du toit, avons vu plein de petites églises, des jolies rues et découvert le site archéologique inca Pumapungo.

La ville nous plait bien et alors que nous devions aller au Pérou rejoindre les parents de Marion, nous avons appris que des pluies torrentielles ravageaient le nord du pays. Nous avons changé de plan et devons retrouver les parents de Marion à Quito pour un tour entre Andes et Amazonie. En entendant leur arrivée, nous décidons de prendre notre temps pour visiter les alentours de Cuenca, nous reposer un peu, profiter des rencontres, des opportunités mais aussi pour remonter doucement jusqu'à la capitale.

Nous rencontrons aussi un couple argentino-brésilien Lukas et Lei, un couple australien et un néozélandais.



Alors que nous remontons jusqu'à la capitale doucement, nous nous arrêtons pour visiter le site archéologique le plus connu d'Equateur, Ingapirca. Nous sommes allés admirer aussi la Nariz del Diablo, une montagne très jolie où passe un train qui serpente dans les montagnes, celui-ci rejoignait Quito depuis Guayaquil mais depuis pas mal de temps ce n'est plus qu'un train touristique qui ne fait qu'une petite portion de la ligne. Nous nous sommes arrêtés dans des petits villages très sympathiques dont San Pedro de Alausi ou Tisaleo.