"La Terre est bleue, comme une orange."
Paul Eluard

Pérégrinations d'une famille en camping car autour du monde.

Altiplano bolivien

Après avoir visité le site et les musées de Tiwanaku, nous partons en direction de Potosi. La route est longue et les activités à faire ne sont pas nombreuses. Nous faisons la route en plusieurs fois et testons même des sortes de thermes dont la piscine collective est vide mais où l'on peut « louer » des piscines privatives (ou sorte de salle de bain pour plusieurs mais privées). Nous finissons par arriver à Potosi. La ville est en pente et nous ne souhaitons pas rentrer trop dedans pour éviter de coincer Phileas dans des rues trop pentues et/ou trop étroites. On se retrouve quand même très près du centre sans l'avoir vraiment voulu.

Le lendemain, nous partons nous balader dans le centre historique. La place principale est très sympa (et en pente), les batiments sont beaux et les rues agréables. Nous en profitons pour réserver une visite de la mine d'argent de Potosi pour Pierre-Louis (nous considérons que les filles même Maude sont trop petites pour y entrer en raison des conditions de visite) puis pour aller visiter le couvent Santa Teresa (couvent Carmélites) dont la visite guidée supposée durer 2h a duré pas loin de 3h.

Nous visitons aussi la Casa de la Moneda où toutes les pièces de l'empire espagnol puis celles de Bolivie quand celle-ci obtint son indépendance ont été frappées et ce jusque dans les années 50. En arrivant dans la Casa de la Moneda, on « tombe » rapidement sur le masque emblème de Potosi et de ce musée. Nous avons pris une visite en français à la demande des filles et cela nous a fait bizarre d'être entourés d'autant de francophones. La visite est passionnante même si notre guide n'est pas des plus agréables et Maude et Camille sont très intéressées par les machines et le processus.



Une matinée lors de notre passage à Potosi, Pierre-Louis visite une des mines. Nous sommes passés par une agence tenue par d'anciens mineurs ce qui rend la visite plus intéressante pour les touristes et plus respectueuse pour les mineurs. L'excursion comprend une partie dans une galerie pendant 1h30 mais aussi la visite d'une raffinerie. La visite de la mine en elle même n'est vraiment pas évidente, tout d'abord parce que les déplacements dans les galeries ne sont pas faciles, il faut parfois ramper et se faufiler dans des trous dans le sol même si on nous avait promis un "hall de gare". Certaines parties sont sujettes à des éboulements ou on nous dit d'accélérer pour ne pas se prendre de pierres sur le coin du nez. Le plus dur reste tout de même de voir les mineurs au travail, certains sont très jeunes, les conditions de travail sont terribles, et c'est du chacun pour soi, certains travaillent en groupe mais les salaires dépendent de la qualité du minerai extrait et de l'expérience dans l'équipe. On passe devant le "tio", un diable au fond de la mine auquel tous les mineurs viennent offrir un peu d'alcool à 90°C (qu'ils boivent également) pour avoir la chance de tomber sur du bon minerai. Contrairement à ce qu'on lit, il y a encore beaucoup d'argent dans le cerro rico mais aussi du zinc. Il y a encore 6000 mineurs qui travaillent chaque jour dans la mine pour un salaire hebdomadaire de 50 à 80 euros. A 35 ans, Beto, mon guide, souhaite arreter de creuser pour devenir guide, ce qui lui permettrait de rester en meilleure santé. Il a commencé à travailler dans la mine à 13 ans, avec son père.



En sortant de notre visite, nous passons dans un marché et rencontrons des voyageurs avec qui nous parlons. Nous allons aussi chercher les nouvelles lunettes de Pierre-Louis que nous avons fait faire la veille. Nous retrouvons nos nouveau copains dans le centre.

Le lendemain, nous nous dirigeons vers Sucre que nous atteignons dans la journée. Nous nous posons dans un camping où nous décidons de rester pour l'anniversaire de Camille. Nous faisons un tour dans la ville que nous trouvons agréable.

Le jour d'anniversaire de Camille, nous restons au camping. Nous avons commandé un gâteau dans un restaurant vegan et nous profitons de nos copains rencontrés à Potosi qui nous ont rejoint et d'autres copains, Renzo et Marianne que nous croisons régulièrement depuis notre première rencontre dans la cordillère blanche du Pérou.

Nous profitons d'avoir internet pour mettre à jour le blog, d'être posés dans un endroit pratique pour réparer une fuite dans la salle de bain et pour nous reposer car nous sommes descendu à 2800m et il y fait plus chaud. Nous allons aussi visiter le parc crétacico qui est connu pour être l'endroit où il y a le plus de traces de dinosaures au monde mais nous sommes bien déçus car nous n'avons pas le droit de faire parti du tour pour aller voir les empreintes car c'est interdit au moins de 10 ans... Du coup, nous nous contentons du tour au milieu des reproductions de dinosaures et du musée.



Nous prenons le lendemain, la route d'Uyuni qui de Sucre passe par Potosi. Sur le trajet, nous nous arrêtons faire un tour dans le village minier de Pulacayo qui n'abrite plus qu'une centaine de familles suite à l'arrêt de l'exploitation de la mine. C'est aujourd'hui un "village fantôme" avec de vielles locomotives rouillées.



En arrivant à Uyuni, nous préparons notre passage dans le Salar d'Uyuni. Nous faisons quelques courses d'approvisionnement, faisons le plein d'essence et préparons Phileas en l'emmenant à la station de lavage. Outre un lavage dans les règles de l'art, Phileas se fait nettoyer et asperger le dessous d'huile de vidange afin de le protéger de la corrosion due au passage dans le salar (une fois sorti du salar, nous le faisons nettoyer à nouveau afin d'éliminer le sel qui s'est accroché).

Nous passons deux nuits dans le Salar et nous baladons autour des îles. Les filles jouent beaucoup avec le sel, elles le récoltent, le réduisent en poudre etc... Nous faisons même conduire les filles qui adorent diriger Phileas, c'est facile dans un désert... 



En repartant du Salar, nous passons faire quelques courses, dormons à Uyuni puis partons le lendemain après avoir fait l'essence, le plein d'eau et le nettoyage post-salar.

Après avoir fait plusieurs plans différents sur comment aller voir tout ce que l'on veut voir au Chili et en Argentine et plusieurs feuilles de route, nous pensions passer d'abord voir le nord du Chili et plus précisément la région de San Pedro de Atacama mais finalement nous décidons de changer nos plans (encore une fois) pour commencer par le nord de l'Argentine. Nous pensons donc nous diriger vers Tupiza mais la route Uyuni-Tupiza est selon des voyageurs en très mauvais état. Nous prenons le parti de repasser par Potosi car nous savons déjà que la route Uyuni-Potosi est très bien et que plusieurs échos font état d'une très bonne route entre Potosi et Tupiza. Nous roulons donc jusqu'à la frontière en faisant une halte à Tupiza pour faire changer nos plaquettes de freins.

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